La Forteresse de la Perle - Michael Moorcock
Second tome de la saga d'Elric
Je continue ma lecture de la saga d’Elric, pour retrouver les articles concernés, je vous renvoie vers cet article-index :
Allez, on retrouve Elric à l’article de la mort cette fois ! Non pas parce qu’il a affronté un adversaire extraordinairement puissant mais parce qu’il s’est lancé dans un désert aride et est arrivé à bout de force à Quarzhasaat (Ouarzazate ?), une cité-état ancien adversaire de Melniboné. Sans les herbes et les potions qui l’aident à survivre, l’empereur est à bout de forces et commence à se demander s’il a bien fait de laisser son cousin sur le Trône de Rubis, et sa dulcinée avec lui, afin de se lancer dans des expéditions hasardeuses.
Heureusement (?) pour lui, un riche et ambitieux noble lui propose une mission, en échange d’un élixir refortifiant (mais qui constitue en fait une drogue addictive et mortelle) : partir chez les nomades du désert et en ramener la Perle, un objet mythique qui lui permettra (au noble, pas à Elric, faut suivre !) d’accéder au conseil des dirigeants de la cité.
Repartant dans le désert, Elric va donc rejoindre les nomades et, contre toute attente, prendre fait et cause pour eux contre Quarzhasaat d’autant que leur “guide suprême”, une jeune fille, est plongée dans un sommeil surnaturel. Pour la délivrer, et accéder à la fameuse Forteresse de la Perle, Elric n’aura d’autre choix que d’accompagner une voleuse de songes dans un voyage onirique…
A partir de là, je craignais que Moorcock ne nous entraîne dans des délires psychédéliques tandis qu’Elric et la belle Oone explorent les sept pays qui constituent le royaume des rêves mais non, pas tant que ça, ce qui fait que le récit se lit sans problème. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il est passionnant mais j’ai aimé, de façon contradictoire avec l’histoire, les passages dans le monde “réel”. Et finalement le peu d’importance qu’a Stormbringer dans ce récit, car l’épée maudite y est reléguée au second plan.
A suivre dans : Le Navigateur sur les mers du destin
Merci au site Noosfere pour la compilation des éditions et des couvertures.




Des trips oniroco-psychédéliques de Moorcok sur Elric, c'est mon préféré. Il est très poétique finalement et notre héros maudit et mélancolique y connaît de vrais moments de bonheur et de paix, c'est assez rare pour être souligné ! Le côté orientaliste donne au tout un charme certain.